
Insuffisance hépatique fonctionnelle
26 août 2026
Lithiase biliaire
26 août 2026Surcharge hépatique fonctionnelle
Concept de terrain naturopathique désignant un excès chronique d'apports que le foie doit métaboliser (graisses, sucres, alcool, médicaments, hormones en fin de cycle), dépassant transitoirement ou durablement sa capacité de traitement optimal, sans lésion organique identifiable aux bilans conventionnels. Concerne particulièrement les personnes avec une alimentation riche et déséquilibrée, une consommation d'alcool régulière, une prise médicamenteuse chronique, ou un terrain hormonal chargé (dominance œstrogénique notamment, le foie étant l'organe clé de la dégradation des œstrogènes en fin de cycle). L'enjeu principal de l'accompagnement est de réduire à la source la charge d'apports plutôt que de multiplier les stimulants hépatiques, et de vérifier systématiquement qu'aucune pathologie organique réelle (stéatose, lithiase biliaire) n'explique les signes rapportés.
En quelques mots
- Toujours faire réaliser ou vérifier un bilan hépatique conventionnel avant tout accompagnement : la surcharge hépatique fonctionnelle ne doit jamais masquer une pathologie organique réelle, en particulier une stéatose hépatique (voir fiche Stéatose hépatique NAFLD/MASLD), dont les facteurs de risque se recoupent largement avec ceux évoqués ici.
- Distinguer ce concept de l'insuffisance hépatique fonctionnelle (voir fiche dédiée) : ici l'accent est mis sur la réduction de la charge d'apports plutôt que sur la seule stimulation des capacités d'épuration, ce qui change la hiérarchie des priorités dans l'accompagnement.
- Rechercher systématiquement le contexte hormonal chez la femme (contraception, périménopause, dominance œstrogénique, voir fiches dédiées), le foie étant l'organe central de la dégradation et de l'élimination des hormones stéroïdiennes en fin de cycle.
- Ne jamais proposer de phytothérapie cholérétique stimulante sans avoir écarté une lithiase biliaire par échographie au préalable (voir fiche dédiée), le risque de déclenchement d'une crise de colique hépatique étant identique à celui décrit pour l'insuffisance hépatique fonctionnelle.
- Éviter tout discours culpabilisant autour de l'alimentation ou de la consommation d'alcool : l'objectif est la réduction progressive et durable de la charge, pas la performance ou la privation, qui peuvent être contre-productives et génératrices d'anxiété alimentaire.
- Exclure formellement toute pathologie hépatique organique avant de retenir le cadre fonctionnel
- Réduire à la source la charge d'apports pesant sur le métabolisme hépatique (alimentaire, toxique, hormonale)
- Soutenir la dégradation et l'élimination des hormones stéroïdiennes en excès, en particulier chez la femme (voir fiche SPM et TDPM, Dominance œstrogénique)
- Soutenir la sécrétion biliaire pour favoriser l'élimination des déchets métaboliques et du cholestérol en excès
- Accompagner une réduction progressive et non culpabilisante de la consommation d'alcool si pertinente
- Réduire l'inflammation de bas grade associée à une alimentation riche et déséquilibrée

Diagnostic
- Comme pour l'insuffisance hépatique fonctionnelle (voir fiche dédiée), il n'existe pas de test diagnostique validé ni de définition médicale consensuelle pour ce concept.
- Le diagnostic naturopathique repose sur un faisceau de signes cliniques évocateurs (voir Signes cliniques) associés à un contexte d'apports manifestement excessifs (alimentation, alcool, médicaments, contexte hormonal), après avoir impérativement vérifié la normalité d'un bilan hépatique conventionnel.
- Bilan hépatique conventionnel de première intention à systématiquement vérifier ou faire prescrire : transaminases, gamma-GT (particulièrement sensible à la surconsommation d'alcool), bilan lipidique complet (cholestérol total, LDL, HDL, triglycérides, souvent perturbé en cas de surcharge alimentaire chronique).
- Échographie abdominale en cas de doute sur une pathologie organique associée (stéatose, lithiase biliaire, voir fiches dédiées).
- Stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD/MASLD) (voir fiche dédiée), diagnostic médical réel partageant de nombreux facteurs de risque avec ce concept fonctionnel et à éliminer systématiquement
- Lithiase biliaire (voir fiche dédiée)
- Insuffisance hépatique fonctionnelle (voir fiche dédiée), notion voisine centrée sur le ralentissement de la capacité d'épuration plutôt que sur l'excès d'apports
- Dominance œstrogénique (voir fiche SPM et TDPM), tableau clinique pouvant se recouper largement avec la surcharge hépatique fonctionnelle chez la femme, le foie étant l'organe clé de la clairance œstrogénique
- Hépatite alcoolique, à écarter par le bilan hépatique et l'anamnèse précise de la consommation d'alcool
- Dyslipidémie primaire (génétique), à distinguer d'une dyslipidémie secondaire à l'alimentation par le bilan lipidique et le contexte familial
- Fatigue post-prandiale marquée, en particulier après les repas riches
- Sensation de lourdeur digestive et de ballonnement après les repas gras ou copieux
- Céphalées, en particulier après consommation d'alcool ou de repas riches
- Troubles cutanés (peau grasse, acné, en particulier péri-menstruelle chez la femme)
- Syndrome prémenstruel marqué, tension mammaire, irritabilité prémenstruelle (voir fiche SPM et TDPM), évocateurs d'une dominance œstrogénique associée
- Prise de poids, en particulier abdominale
- Cholestérol ou triglycérides élevés au bilan lipidique
- Transit irrégulier, alternance constipation/selles molles selon les excès alimentaires
- Intolérance croissante à l'alcool
- Signes souvent négligés en médecine conventionnelle : aggravation cyclique des symptômes chez la femme (péri-ovulatoire ou prémenstruelle), sensation subjective de « corps encrassé » sans corrélat biologique retrouvé aux examens standards
Évolution favorable : amélioration du confort digestif, de l'énergie et parfois du bilan lipidique en quelques semaines à quelques mois avec une réduction progressive et durable de la charge d'apports (alimentation, alcool), ce terrain fonctionnel n'ayant pas, par définition, de risque évolutif organique propre en l'absence de lésion associée.
Évolution défavorable : en l'absence de réduction de la charge chronique d'apports, risque de bascule progressive vers une pathologie organique réelle partageant les mêmes facteurs de risque, en particulier la stéatose hépatique non alcoolique (voir fiche dédiée) et la dyslipidémie, avec leurs complications métaboliques et cardiovasculaires propres. Il ne s'agit pas d'une urgence médicale par elle-même, mais les signes devant impérativement faire réorienter vers une consultation médicale sont les mêmes que pour l'insuffisance hépatique fonctionnelle : ictère, urines foncées avec selles décolorées, douleur intense de l'hypochondre droit, altération importante de l'état général.
- Alimentation chronique riche en graisses saturées, en sucres rapides et en produits ultra-transformés
- Consommation d'alcool régulière, facteur de charge hépatique bien identifié y compris à dose modérée
- Prise médicamenteuse chronique ou polymédication
- Contraception hormonale ou traitement hormonal substitutif, sollicitant les voies de métabolisation hépatique des stéroïdes
- Dominance œstrogénique fonctionnelle (voir fiche SPM et TDPM), le foie devant assurer la dégradation des œstrogènes en fin de cycle, fonction pouvant être dépassée en cas de production excessive ou de clairance insuffisante
- Surpoids et syndrome métabolique (voir fiche Stéatose hépatique NAFLD/MASLD)
- Exposition chronique aux perturbateurs endocriniens
- Sédentarité
- Poursuite d'une alimentation riche et déséquilibrée
- Consommation d'alcool régulière, même modérée
- Excès répétés ponctuels (repas de fête, période de fêtes) sans période de récupération alimentaire
- Stress chronique, aggravant indirectement les choix alimentaires et la consommation d'alcool
- Sédentarité persistante
- Contexte hormonal chargé non accompagné (contraception, périménopause)
Physiopathologie
- Notion d'excès d'apports par rapport à la capacité de traitement
- Le foie dispose d'une capacité métabolique importante mais non infinie pour traiter les graisses, les sucres, l'alcool, les médicaments et les hormones stéroïdiennes en fin de cycle
- L'hypothèse du concept de surcharge hépatique fonctionnelle est qu'un apport chronique et répété dépassant cette capacité de traitement optimal pourrait entraîner un excès transitoire de substrats à métaboliser, sans nécessairement altérer la capacité fonctionnelle elle-même (à la différence de l'insuffisance hépatique fonctionnelle, voir fiche dédiée)
- Métabolisme des graisses et des sucres en excès
- Un excès chronique d'apports lipidiques et glucidiques stimule la lipogenèse de novo hépatique et peut favoriser une accumulation progressive de triglycérides intra-hépatocytaires, mécanisme se rapprochant alors de la physiopathologie documentée de la stéatose hépatique (voir fiche dédiée)
- Métabolisme de l'alcool
- L'alcool est métabolisé prioritairement par le foie via l'alcool déshydrogénase puis l'aldéhyde déshydrogénase, générant de l'acétaldéhyde (composé toxique) puis de l'acétate
- Une consommation régulière, même modérée, sollicite ces voies métaboliques de façon répétée et peut favoriser une stéatose alcoolique surajoutée
- Métabolisme hormonal et dominance œstrogénique
- Le foie assure la première étape de dégradation des œstrogènes circulants (hydroxylation puis conjugaison, glucuronoconjugaison notamment), permettant ensuite leur élimination biliaire et urinaire
- En cas de production œstrogénique élevée (anovulation, SMOP voir fiche dédiée) ou de capacité de conjugaison hépatique insuffisante, une partie des œstrogènes peut être réabsorbée au niveau intestinal (cycle entéro-hépatique, modulé par le microbiote via l'estrobolome) plutôt qu'éliminée, contribuant à une exposition œstrogénique globale plus importante
- Statut scientifique du concept
- Comme pour l'insuffisance hépatique fonctionnelle, ce mécanisme de surcharge repose sur un raisonnement physiologique plausible pour certains de ses aspects (métabolisme de l'alcool, lipogenèse, cycle entéro-hépatique des œstrogènes, ce dernier étant bien documenté) mais l'entité clinique globale de « surcharge hépatique fonctionnelle » elle-même n'est pas validée comme telle par des études cliniques robustes
Apports chroniques et répétés dépassant la capacité de traitement optimal du foie (graisses, sucres, alcool, médicaments, hormones stéroïdiennes en excès)
→ sollicitation répétée des voies métaboliques hépatiques concernées (lipogenèse, métabolisme de l'alcool, conjugaison hormonale)
→ accumulation transitoire ou progressive de substrats à traiter (triglycérides, acétaldéhyde, œstrogènes non conjugués)
→ dans le cas des œstrogènes, possible réabsorption intestinale via le cycle entéro-hépatique plutôt qu'élimination complète, modulée par le microbiote (estrobolome)
→ signes cliniques évocateurs (fatigue post-prandiale, troubles cutanés, syndrome prémenstruel marqué) en l'absence de lésion organique identifiable aux bilans conventionnels, avec un risque de bascule vers une pathologie organique réelle en cas de persistance de la charge
Accompagnement allopathique
Objectif : ce concept n'ayant pas de reconnaissance médicale formelle, il n'existe pas de traitement médicamenteux préventif spécifique en médecine conventionnelle.
Traitement : la prévention médicale porte sur les pathologies réelles associées aux mêmes facteurs de risque (stéatose hépatique, dyslipidémie, syndrome prémenstruel lié à une dominance œstrogénique, voir fiches dédiées), par la prise en charge du syndrome métabolique et la modération de la consommation d'alcool.
Objectif : en l'absence d'entité médicale reconnue, il n'existe pas de traitement médicamenteux spécifique ciblant ce concept fonctionnel.
Traitement : en cas de bilan hépatique ou lipidique anormal ou de suspicion de pathologie organique sous-jacente, la prise en charge relève alors de la pathologie identifiée (voir fiches Stéatose hépatique NAFLD/MASLD, Lithiase biliaire, dyslipidémie) ; en l'absence d'anomalie biologique, aucun traitement médical spécifique n'est proposé, le champ relevant alors de l'accompagnement du mode de vie.
Évaluation fonctionnelle du terrain
- Un bilan hépatique et lipidique conventionnel a-t-il été réalisé récemment ? Quels en étaient les résultats ?
- Comment décririez-vous votre alimentation habituelle (fréquence des repas riches, des sucres, des produits transformés) ?
- Quelle est votre consommation d'alcool, y compris lors des occasions sociales ou de fêtes ?
- Prenez-vous une contraception hormonale ou un traitement hormonal substitutif ?
- Avez-vous un syndrome prémenstruel marqué, une tension mammaire cyclique (voir fiche SPM et TDPM) ?
- Avez-vous des troubles cutanés cycliques (acné péri-menstruelle notamment) ?
- Ressentez-vous une fatigue particulière après les repas riches ou après consommation d'alcool ?
- Avez-vous des douleurs de l'hypochondre droit pouvant évoquer une lithiase biliaire (voir fiche dédiée) ?
- Comment évaluez-vous votre poids et son évolution récente ?
- Quel est votre niveau d'activité physique hebdomadaire ?
Bilans conventionnels (à faire prescrire par le médecin traitant, étape indispensable et prioritaire avant tout accompagnement fonctionnel) :
- Transaminases, gamma-GT (marqueur sensible de la surconsommation d'alcool)
- Bilan lipidique complet (cholestérol total, LDL, HDL, triglycérides)
- Glycémie à jeun
- Échographie abdominale en cas de doute clinique
Bilans fonctionnels (à prioriser en première intention selon la clinique, laboratoires Barbier/BIOAVENIR, LIMS, Synlab, uniquement après avoir vérifié la normalité du bilan conventionnel) :
- Bilan hormonal (œstradiol, progestérone) en cas de suspicion de dominance œstrogénique associée (voir fiche SPM et TDPM)
- Analyse du microbiote intestinal, notamment de l'estrobolome (bactéries impliquées dans le métabolisme des œstrogènes) en cas de contexte hormonal évocateur
- Bilan du statut en cofacteurs de la conjugaison hépatique (vitamines du groupe B, magnésium)
- Bilan du stress oxydatif
Accompagnement naturopathique
Accompagnement naturopathique préventif
Objectif : s'adresse aux personnes exposées à une charge d'apports chroniquement élevée (alimentation riche, consommation d'alcool régulière, contexte hormonal chargé) sans signe clinique constitué ; but recherché : réduire la charge avant l'installation de signes fonctionnels ou d'une pathologie organique.
Protocole :
- Séance 1 : anamnèse alimentaire et hormonale, vérification de l'existence d'un bilan hépatique et lipidique récent normal, premiers conseils de réduction progressive des excès identifiés.
- Séance 2 : renforcement du soutien hépatique et hormonal par la micronutrition et la phytothérapie douce.
- Séance 3 : consolidation des routines, réévaluation clinique.
Les accompagnements diffèrent selon le profil identifié au questionnaire :
| Problématique | Sous-objectif | Solution |
|---|---|---|
| Alimentation riche et consommation d'alcool régulière sans signe constitué | Réduire progressivement la charge chronique d'apports | Réduction ciblée et progressive plutôt que restriction brutale, structuration des repas |
| Contraception hormonale ou traitement hormonal substitutif au long cours | Soutenir la clairance hépatique des hormones exogènes | Alimentation riche en fibres et crucifères, soutien du microbiote intestinal |
| Syndrome prémenstruel marqué sans exploration hormonale faite (voir fiche SPM et TDPM) | Orienter vers une évaluation hormonale ciblée | Orientation vers un bilan hormonal, soutien hépatique doux en parallèle |
Accompagnement naturopathique de soutien
Objectif : réduire les signes cliniques évocateurs d'une surcharge hépatique fonctionnelle et accompagner durablement la réduction de la charge d'apports, une fois toute pathologie organique formellement exclue par le bilan médical.
Protocole :
- Séance 1 : anamnèse approfondie, vérification impérative du bilan hépatique et lipidique conventionnel avant toute autre étape, identification précise des sources de surcharge (alimentaire, alcool, hormonale).
- Séance 2 : mise en place du protocole nutritionnel de réduction progressive de la charge, introduction de la micronutrition et de la phytothérapie de soutien hépatobiliaire adaptée.
- Séance 3 : renforcement du soutien hormonal en cas de dominance œstrogénique associée, réévaluation de l'évolution symptomatique.
- Séances suivantes : suivi trimestriel de consolidation.
Les accompagnements diffèrent selon le profil identifié au questionnaire :
| Problématique | Sous-objectif | Solution |
|---|---|---|
| Surcharge alimentaire (graisses et sucres) avec bilan lipidique légèrement perturbé | Réduire la charge lipidique et glucidique hépatique | Réduction progressive des graisses cuites et des sucres rapides, activité physique régulière, phytothérapie de soutien lipidique |
| Consommation d'alcool régulière difficile à réduire seule | Accompagner une réduction progressive sans culpabilisation | Approche progressive et non jugeante, orientation vers un addictologue si besoin d'un accompagnement plus structuré, soutien hépatique en parallèle |
| Dominance œstrogénique fonctionnelle avec syndrome prémenstruel marqué (voir fiche SPM et TDPM) | Soutenir la clairance hépatique et intestinale des œstrogènes en excès | Alimentation riche en crucifères et en fibres, soutien du microbiote (estrobolome), phytothérapie de soutien hépatique et hormonal |
| Suspicion clinique de lithiase biliaire associée (voir fiche dédiée) | Écarter la cause organique avant toute stimulation cholérétique | Orientation médicale pour échographie avant toute phytothérapie cholérétique stimulante |
Boîte à outils
Priorité :
- Réduction progressive des graisses cuites, des sucres rapides et des produits ultra-transformés : réduction directe de la charge métabolique hépatique
- Modalité : réduction par paliers plutôt que restriction brutale, pour une adhésion durable
- Légumes crucifères (brocoli, chou, chou-fleur, roquette) : soutien de la conjugaison hépatique des œstrogènes et des toxiques par leur richesse en glucosinolates (indole-3-carbinol notamment)
- Modalité : intégration régulière, plusieurs fois par semaine
- Fibres alimentaires variées : soutien du microbiote et réduction de la réabsorption intestinale des œstrogènes conjugués (cycle entéro-hépatique)
- Modalité : diversification progressive des sources de fibres
Options complémentaires :
- Graines de lin moulues : apport en lignanes à effet modulateur hormonal léger
- Modalité : 1 à 2 cuillères à soupe par jour, fraîchement moulues
- Curcuma associé à poivre noir : soutien anti-inflammatoire et hépatique doux
- Modalité : intégration culinaire régulière
Précautions : éviter tout discours culpabilisant ou toute restriction brutale, en particulier autour de l'alcool, qui peuvent être contre-productifs et générateurs d'anxiété alimentaire ; privilégier une réduction progressive et négociée avec la personne.
Priorité :
- Complexe de vitamines du groupe B (B6, B9, B12) : cofacteurs de la conjugaison hépatique, notamment pertinents en cas de contraception hormonale ou de dominance œstrogénique
- Modalité : selon bilan, cure de plusieurs semaines
- Chardon-Marie (silymarine) en cure : soutien hépatoprotecteur en cas de charge toxique élevée (alcool notamment)
- Modalité : extrait standardisé, cure de 3 à 4 semaines
Options complémentaires :
- DIM (diindolylméthane) ou indole-3-carbinol : composés issus des crucifères, soutenant spécifiquement les voies de métabolisation des œstrogènes
- Modalité : selon posologie du produit, cure de plusieurs semaines, en particulier en cas de dominance œstrogénique documentée
- Oméga-3 : soutien du profil lipidique et anti-inflammatoire
- Modalité : 1 à 2 g/jour, cure prolongée
Précautions : le DIM et l'indole-3-carbinol sont à utiliser avec prudence en cas de traitement hormonal en cours, du fait de leur action sur le métabolisme des œstrogènes, à signaler au médecin prescripteur.
Priorité :
- Cohérence cardiaque quotidienne : réduction du stress, facteur aggravant indirect des comportements alimentaires et de consommation d'alcool
- Modalité : 3 fois 5 minutes par jour
Options complémentaires :
- Accompagnement du rapport à l'alimentation et à l'alcool sans jugement, en particulier en cas de terrain anxieux sous-jacent
- Modalité : abordé en séance avec bienveillance, orientation si besoin plus approfondi
Précautions : aucune spécificité supplémentaire.
Priorité :
- Activité physique régulière et modérée : soutien du métabolisme lipidique et de l'équilibre hormonal global
- Modalité : 30 minutes, 3 à 5 fois par semaine
Options complémentaires :
- Marche post-prandiale
- Modalité : 15 à 20 minutes après les repas
Précautions : aucune spécificité supplémentaire.
Naturopathique : suivi mensuel en phase d'accompagnement actif, puis trimestriel de consolidation.
Conventionnel : médecin traitant pour la vérification et le suivi du bilan hépatique et lipidique conventionnel, gynécologue en cas de contexte hormonal à explorer (voir fiche SPM et TDPM), addictologue en cas de consommation d'alcool difficile à réduire seule.
Autre : diététicien en cas d'accompagnement alimentaire structuré nécessaire.
Priorité :
- Desmodium : usage traditionnel de soutien hépatique, en particulier en contexte de charge toxique (alcool, médicaments)
- Modalité : extrait ou décoction, cure de quelques semaines
- Romarin : plante cholérétique traditionnelle de soutien hépatobiliaire
- Modalité : infusion ou extrait, cure de quelques semaines
Options complémentaires :
- Artichaut, radis noir : soutien cholérétique complémentaire
- Modalité : extrait ou jus, en cure
Précautions : toute plante cholérétique stimulante contre-indiquée en cas de lithiase biliaire non écartée au préalable (voir fiche dédiée), risque de déclenchement d'une crise de colique hépatique.
Priorité :
- Hydrolat de romarin à verbénone : soutien hépatique doux
- Modalité : 1 cuillère à café diluée dans un verre d'eau, le matin
Options complémentaires :
- Hydrolat de citron : soutien digestif et hépatique complémentaire
- Modalité : dilué dans un verre d'eau
Précautions : aucune spécificité supplémentaire.
Priorité :
- Hydratation régulière et suffisante : soutien des fonctions d'élimination hépatique et rénale
- Modalité : 1,5 à 2 L/jour, fractionné dans la journée
Options complémentaires : Aucune spécificité supplémentaire
Précautions : aucune spécificité supplémentaire.
Priorité :
- Espacement des excès alimentaires et alcoolisés avec périodes de récupération alimentaire structurées : réduction de la charge chronique sans privation systématique
- Modalité : alterner périodes de fête et périodes de sobriété alimentaire plus légère, sans rigidité excessive
- Régularité du sommeil : soutien général de la récupération métabolique
- Modalité : horaires fixes, 7 à 9 heures de sommeil
Options complémentaires : Aucune spécificité supplémentaire
Précautions : aucune spécificité supplémentaire.
- Ne jamais utiliser le terme « insuffisance hépatique » ou assimiler ce concept à un diagnostic médical réel
- Toute plante cholérétique stimulante contre-indiquée en cas de lithiase biliaire non écartée par échographie (voir fiche dédiée)
- DIM et indole-3-carbinol à utiliser avec prudence en cas de traitement hormonal en cours, à signaler au médecin
- Éviter tout discours culpabilisant autour de l'alimentation ou de la consommation d'alcool
- Toute apparition de signe d'alarme (ictère, urines foncées avec selles décolorées, douleur intense, altération de l'état général) impose une orientation médicale immédiate
Rappels
Métabolisme de l'alcool
- L'alcool est métabolisé à plus de 90 % par le foie, principalement via l'alcool déshydrogénase (transformation en acétaldéhyde, composé toxique et irritant) puis l'aldéhyde déshydrogénase (transformation en acétate, inoffensif)
- Une consommation régulière sollicite ces voies de façon répétée et peut, à terme, favoriser une stéatose hépatique alcoolique surajoutée
Cycle entéro-hépatique des œstrogènes
- Les œstrogènes conjugués par le foie sont excrétés dans la bile puis dans l'intestin ; certaines bactéries intestinales (constituant l'estrobolome) peuvent déconjuguer ces œstrogènes, permettant leur réabsorption intestinale plutôt que leur élimination fécale complète
- Ce cycle entéro-hépatique bien documenté explique le lien entre santé du microbiote intestinal et exposition œstrogénique globale de l'organisme
Conjugaison hépatique des stéroïdes
- Les hormones stéroïdiennes (œstrogènes, mais aussi d'autres stéroïdes) sont rendues hydrosolubles par le foie via des réactions de conjugaison (glucuronoconjugaison, sulfoconjugaison), nécessaires à leur élimination biliaire et urinaire
Amont :
- Alimentation riche en graisses et sucres, consommation d'alcool régulière
- Contraception hormonale ou traitement hormonal substitutif
- Dysbiose intestinale et altération de l'estrobolome (voir fiche Dysbiose intestinale)
- Surpoids et syndrome métabolique (voir fiche Stéatose hépatique NAFLD/MASLD)
Aval :
- Syndrome prémenstruel et tension mammaire cyclique en cas de dominance œstrogénique associée (voir fiche SPM et TDPM)
- Dyslipidémie et retentissement cardiovasculaire en cas de surcharge alimentaire chronique non corrigée
- Vigilance sur le risque de bascule vers une pathologie organique réelle (stéatose hépatique, voir fiche dédiée) en cas de persistance de la charge chronique
- Retentissement cutané cyclique (acné péri-menstruelle) en lien avec la composante hormonale associée
Niveaux de preuves
- ⭐⭐⭐ Rôle du foie dans le métabolisme de l'alcool et risque de stéatose alcoolique en cas de consommation régulière
- ⭐⭐⭐ Existence et fonctionnement du cycle entéro-hépatique des œstrogènes, modulé par le microbiote intestinal (estrobolome)
- ⭐⭐ Rôle des glucosinolates des crucifères (indole-3-carbinol, DIM) dans le soutien des voies de métabolisation des œstrogènes
- ⭐⭐ Effet hépatoprotecteur de la silymarine (chardon-Marie) en contexte de charge toxique
- ⭐ Existence du concept de « surcharge hépatique fonctionnelle » comme entité clinique autonome, non validée par des études cliniques robustes et non reconnue par la médecine conventionnelle
- ⭐ Usage traditionnel du desmodium, du romarin, de l'artichaut et du radis noir en soutien hépatobiliaire
Sources
- Manuels MSD, sections relatives à la physiologie hépatique et au métabolisme de l'alcool
- Baker J.M., Al-Nakkash L., Herbst-Kralovetz M.M., Estrogen-gut microbiome axis: physiological and clinical implications, Maturitas
- Plottel C.S., Blaser M.J., Microbiome and malignancy, Cell Host & Microbe (pour le concept d'estrobolome)
- Higdon J. et al., Cruciferous Vegetables and Cancer Prevention, Linus Pauling Institute, Oregon State University
- Abenavoli L. et al., Milk thistle in liver diseases: past, present, future, Phytotherapy Research
- Ressources et ouvrages de référence en naturopathie fonctionnelle (bibliographie interne du cabinet), à distinguer explicitement des sources de médecine fondée sur les preuves pour cette entité spécifique
